Bien vieillir

La santé bucco-dentaire

La santé bucco-dentaire

 

ETUDE NATIONALE 2018

 

Le maintien d’un bon état de santé bucco-dentaire est un enjeu important pour préserver les chances de vieillir en bonne santé. En effet, la santé bucco-dentaire n’est pas seulement synonyme de dents saines, elle fait partie intégrante de l’état de santé générale qu’elle influence par l’alimentation et la statique. Ainsi le nombre de dents conservées à 70 ans est considéré comme un indicateur de longévité. C’est aussi un facteur déterminant de la qualité de vie par les répercussions sur la diversité de l’alimentation, la phonation, la communication, l’estime de soi et la vie sociale.

 

L’étude mise en place en 2017 a permis, d’une part, de recueillir des données descriptives concernant l’état de santé bucco-dentaire et les comportements de santé orale et d’en identifier les facteurs associés auprès de 19 585 bénéficiaires dans les centres de prévention Bien Vieillir Agirc-Arrco, d’autre part, de décrire au sein d’un sous-groupe de 4 567 personnes l’état de santé orale constaté au cours de l’évaluation bucco-dentaire du bilan de prévention.

 

L’âge moyen au moment du bilan était de 70 ans. 58% étaient des femmes, celles-ci avaient un brossage plus fréquent et consultaient plus régulièrement le chirurgien-dentiste que les hommes. La pratique du brossage quotidien diminue après 75 ans et en parallèle le port de prothèses amovibles augmente. Alors que les cadres sont légèrement plus nombreux que dans la population générale (30 % versus 20% selon l’Insee) et que la consommation d’alcool et de tabac apparait globalement plus faible, 40 % des bénéficiaires ne consultaient pas un chirurgien-dentiste tous les ans, 50% se brossaient les dents moins de 2 min et près de 30% ne se brossaient pas les dents au moins deux fois par jour. Le recours au chirurgien-dentiste est associé au bien-être physique et psychologique, avec un suivi moins fréquent chez les personnes souffrant de troubles dépressifs. Comme en population générale, une bonne hygiène orale est associée à des facteurs socio-démographiques, aux ressources financières et aux conditions de vie, aux activités sociales et culturelles ou encore à la consommation de tabac et d’alcool. 28% des bénéficiaires avaient un score GOHAI (score de qualité de vie lié à l’état bucco-dentaire) inférieur à 50, seuil témoignant d’un mauvais état bucco-dentaire nécessitant une prise en charge. 4,3 % des bénéficiaires avaient un coefficient masticatoire inférieur à 40, nécessitant le remplacement rapide des dents absentes.

 

Ainsi les comportements de santé orale varient selon le sexe, l’âge, l’état psychologique, l’environnement et les habitudes de vie. Bien qu’il s’agisse d’une population se déclarant en bonne santé, des comportements de santé orale inadaptés ont été constatés. Dans ce contexte, les bilans médico-psycho-sociaux réalisés dans les centres de prévention Bien Vieillir Agirc-Arrco constituent un outil précieux pour sensibiliser les bénéficiaires à l’importance de la santé bucco-dentaire et à les réintroduire dans le parcours de santé.

 

POUR EN SAVOIR PLUS : ETUDE NATIONALE 2018